vendredi 25 avril 2008

Sur la plage

Ostende Avril 2008

"Sur toutes les plages de toutes les mers
Sur toutes les plages y a des mômes
Qui tournent le dos à leur mère
Sur toutes les plages, tous les pontons
Sur toutes les plages y a des p'tits garçons
Qui fixent l'horizon hum! l'horizon"

(J.LAubert)

mercredi 23 avril 2008

mardi 22 avril 2008

Gratte-ciel

Paris, Mars 2008

Il voit des arbres pousser sur une table,
dans un jardin japonais. Il a des fleurs par milliers,
impérissables: les murs en sont tapissés
Souvent, il joue au ballon dans un coin du living,
Avec une balle de ping-pong. Il trouve ça chouette un building!
L'enfant du 92ème...
Un placard est son grenier. Ses grands espaces:
un appareil de télé. La nuits, les flats éclairés
du bloc en face sont des lucioles figées
L'école est dans la cité, il fait en ascenseur
le chemin des écoliers. Il rentre toujours à l'heure.
L'enfant du 92ème...
Il nage dans l'océan de sa baignoire,
L'émail est du sable blanc. Il part au Sahara quand
un soleil rare sur le balcon se répand.
Il sait comment patiner, l'été comme en hiver,
Sur un parquet bien ciré. Il réinvente l'Univers...
L'enfant du 92ème...
Sur la terrasse il part en safari...
Mais rien ne passe là haut.
Que des fourmis...

(Pierre Rapsat)

lundi 21 avril 2008

mercredi 16 avril 2008

Mistral Gagnant

Paris, Mars 2008

"A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j'étais mino
Les bonbecs fabuleux qu'on piquait chez l' marchand
Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
Et les mistrals gagnants
A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s'en va
Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou
Te dire que les méchants c'est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
Car ils ont l'avantage d'être deux
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants"

(Renaud)

mardi 15 avril 2008

A livre ouvert

Bruxelles, Mars 2008

lundi 14 avril 2008